Quand Laurence Bousahla se fait recadrer par la députée

« Vous avez supprimé mon commentaire. (…) En qualité de députée, je vous demande de rectifier vos propos et de rétablir la vérité ». Tel est le commentaire que la Députée Valerie Gomez-Bassac a publié sur la page Facebook de Laurence Bousahla en réponse à une affirmation, vraisemblablement fausse, de la candidate à l’élection municipale au Beausset.

Sauf que ce commentaire, comme un précédent, a été supprimé par Laurence Bousahla. La députée a alors décidé de faire une mise au point sur sa propre page Facebook (voir ici).

Tout est parti d’un article publié en forme d’attaque sur sa page Facebook par Laurence Bousahla dans lequel elle accuse Jean-Pierre Vitrant, le rédacteur du blog www.lebeaussétan.com de diriger un « blog mensong[é] et haineux ainsi que ses commentaires sous de faux noms » dans l’espoir d’obtenir un soutien de la députée de la circonscription dans une affaire privée. Jean Pierre Vitrant a d’ailleurs répondu sur son blog (voir ici).

Nous ne rentrerons pas dans le fond de ce dossier privé qui n’a que trop souvent été étalé sur la place publique et servi de prétexte à des règlements de comptes parfois sur le dos des Beaussétans. Souvenons-nous à cet égard qu’en 2016, le maire Georges Ferrero avait fait voter en Conseil Municipal une protection fonctionnelle lui permettant de faire payer ses frais d’avocats et de procédure par la Commune alors même qu’il était mis en cause dans une affaire d’ordre privé avec M. Vitrant (voir ici).

Ce n’est pas la première fois que Laurence Bousahla fait preuve d’agressivité, tient des propos outrageants ou diffamatoires (voir ici) et remet en cause le droit d’expression ou les principes démocratiques. Souvenons-nous à cet égard la brutalité avec laquelle l’élue aux affaires scolaires avait géré en 2018 le projet de restructuration des écoles notamment en déclarant « illégitimes et non représentatifs » les représentants élus des parents d’élèves qui s’étaient prononcés à près de 79% contre son projet (voir ici).

L’adjointe aux affaires scolaires et candidate à l’élection municipale a vraisemblablement peu d’appétence pour les jugements et critiques émis sur ses propres actions et ses propres insuffisances (alors qu’elle même commente et étrille régulièrement les actions de l’Etat et du gouvernement) et joue la victimisation lorsqu’un blog ose informer, commenter ou juger ses actions en tant qu’élue ou celles du maire (voir ici). La suppression des commentaires de mise au point de la Députée Valerie Gomez-Bassac n’en est qu’un nouvel exemple.

Accepter de s’exposer aux jugements et aux opinions contraires sont pourtant la base de la démocratie. Pour une prétendante à la fonction de Maire, son rapport à la démocratie, au droit d’expression et à l’ « honnêteté » pose à nouveau question…

PS: Georges Ferrero avait également été recadré sévèrement par la députée – voir ici.

1 COMMENTAIRE sur “Quand Laurence Bousahla se fait recadrer par la députée

  1. Infox et fake news

    Comme dans toute communication, les propos injurieux ou diffamatoires sont répréhensibles pénalement. Le code électoral prévoit une infraction spécifique lorsque des suffrages ont pu être détournés par des fausses nouvelles ou des calomnies. Le candidat victime de ces propos peut former un recours en annulation de l’élection.

    La loi du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l’information prévoit dans son titre III article 11 un devoir de coopération en matière de lutte contre la diffusion de fausses informations à la charge des principaux opérateurs de plateforme en ligne.
    ICI: https://www.vie-publique.fr/eclairage/24056-municipales-2020-les-regles-de-la-campagne-electorale

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