Ça s’en va et ça revient…

Claude Alimi

Claude Alimi, élu de l’opposition au Beausset depuis 1995.

« Ça s’en va et ça revient. C’est fait de tout petits riens…« . Vous connaissez la chanson? Ce sont ces tout petits riens qui aujourd’hui nous rejouent à nouveau une partition que Le Beausset a vécu il y a 2 ans tout rond et qui concerne Claude Alimi :

Genèse de l’histoire:

Le 22 décembre 2008 en effet, Jean-Claude Richard décidait, par arrêté municipal, de retirer à Claude Alimi, alors premier adjoint délégué à l’urbanisme, sa délégation de fonctions et de signature. Suivait, le 28 décembre en conseil municipal, une délibération adoptée par la majorité par laquelle Claude Alimi se voyait également retirer le titre de premier adjoint, alors confié à Jean Vadon (voir le déroulé de cet épisode ici).

Deux jours après la promulgation de l’arrêté municipal, l’ancien premier adjoint avait déposé une requête auprès du tribunal administratif afin d’obtenir l’annulation de l’arrêté du maire. Les motifs ? Des raisons de non-conformité avec des articles du code général des collectivités territoriales. Débouté en février 2009, par le tribunal Administratif, l’ex-premier adjoint a tout de même poursuivi sa contestation.

Ainsi, deux ans après les faits, le tribunal administratif de Toulon vient de rendre sa décision et a annulé l’arrêté de Jean-Claude Richard, ainsi que la délibération du Conseil Municipal. Une annulation pour des questions de forme et non de fond qui fait que Claude Alimi retrouve ses fonctions de premier adjoint et ses délégations.

Réintégré par la justice mais désavoué une première fois par ses pairs en 2008, le sort de l’ex-premier adjoint sera à nouveau scellé en Conseil municipal extraordinaire. Il aura lieu le 30 décembre 2010.

La « satisfaction » de l’élu ne devrait être que de courte durée. Le maire en effet, qui n’exclut pas de faire appel de la décision du tribunal, est bien décidé en premier lieu à éclaircir la situation. D’autant que, pour le premier magistrat, « la décision du tribunal semble être dictée par l’appréciation d’un vide juridique (…) Il faut rappeler que la procédure suivie par la commune était conforme aux termes d’une réponse ministérielle claire publiée au journal officiel du Sénat le 9 novembre 2006. »

Jean-Claude Richard qualifie enfin cette décision du TA « sans importance majeure ». En attendant d’interjeter appel, le maire du Beausset choisit donc la voie la plus rapide et la plus simple : remettre à l’ordre du jour d’un conseil municipal le retrait de titre de premier adjoint et de délégations à Claude Alimi. Un conseil municipal extraordinaire est donc convoqué ce jeudi 30 décembre.

Motion de soutien au premier magistrat

Un vote certes à bulletin secret (chaque adjoint étant nommé par un vote à bulletin secret, il en est de même lorsqu’il est question de retirer les délégations et le titre d’adjoint à un élu), mais dont le résultat ne semble pas faire de doute : le maire disposant d’une confortable majorité et du soutien indéfectible de ses élus. Ces derniers ont en effet, adopté une « motion de soutien » à leur maire, pour clore tout débat et autre polémique et « pour construire ensemble un avenir prospère au seul service des Beaussetans ».

Après « Ça s’en va et ça revient », la prochaine chansonnette sera-t-elle « 3 petits tours et puis s’en vont »?

Parmi les sources: Var matin du 27/12/2010.

COMMENTAIRES sur “Ça s’en va et ça revient…

  1. La question est de savoir si toute l’actualité politique d’une commune comme Le Beausset doit être dictée par l’activisme débridé d’un élu, dans l’opposition depuis 1995, dont la seule action repose sur la dénonciation et l’indignation permanente et non sur la moindre proposition.
    Le Docteur Claude Alimi, médecin généraliste au Beausset, est élu Conseiller municipal au Beausset dans l’opposition en 1995 – mandat de Josette Pons. En 2001, il est réélu – mandat de Josette Pons à nouveau, puis à partir de 2002 de Sylviane pardon dans la majorité. Il passe dans l’opposition au bout de 3 ans. Elu en mars 2008 sur la liste de Jean-Claude Richard, il est démis de ses fonctions en Décembre 2008 en raison de son comportement, de sa vrais fausse démission, des difficultés relationnelles qu’il entretient avec son groupe politique et de divergences de vue importantes sur la question des logements sociaux. Depuis, cet élu mène, aux dires de tous, une guérilla tous azimuts par vengeance appelant à la démission des élus de la majorité, dénonçant de supposées atteintes à l’urbanisme qui n’intéressent pourtant pas la justice, contestant en justice la quasi-totalité des décisions et arrêtés du Maire du Beausset, etc. Il a d’ailleurs été condamné par le tribunal à des dommages et intérêts à l’encontre de la ville du Beausset.
    Si on se rappelle l’histoire, cet élu avait également tenté d’arracher la présidence départementale du PR puis de l’UDF, puis du Modem et d’autres partis également, et qu’à chaque fois il a usé des mêmes techniques de harcèlement a tel point que des journalistes l’appellent dorénavant “l’intrigant Claude Alimi”.
    La question est de savoir si tout cet activisme est vraiment pour défendre l’intérêt général…

  2. Comme l’issue du conseil municipal de jeudi prochain ne fait aucun doute, est ce que cet élu ne devrait pas en tirer les conclusions et démissionner (comme il l’avait annoncé en décembre 2008 avant qu’il ne revienne sur sa décision)? Il se dit le défenseur de l’éthique en politique, qu’il se l’applique donc à lui-même!

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