Claude Alimi: une histoire politique troublée

Claude Alimi

Claude Alimi déchu de son titre d’adjoint au maire sous deux maires différents.

Vous souvenez-vous du psychodrame qui a suivi le retrait des délégations et du titre de Claude Alimi l’ex-premier adjoint au maire en 2008? Et bien, une page judiciaire vient aujourd’hui de se tourner dans cette affaire, et on espère que c’est la dernière…

En effet, la cour administrative d’appel de Marseille a rendu le 31 janvier 2013 son jugement (voir ici) sur la légalité de la procédure de 2008.  Claude Alimi a ainsi été débouté de ses demandes et a été condamné à payer à la commune du Beausset la somme de 2000€ au « titre des frais exposés par la commune ».

Le déroulé de l’affaire

Le vendredi 19 décembre 2008, Claude Alimi annonce par email à Var Matin sa démission de son poste de premier adjoint au Maire du Beausset en charge de l’urbanisme. Le lendemain, samedi 20 décembre pourtant, il se rétracte… (voir notre article ici).

Le lundi 22 décembre 2008, par souci de « bonne marche de l’administration communale » le maire Jean-Claude Richard décide de retirer à Claude Alimi sa délégation à l’urbanisme. S’ensuit la convocation d’un conseil municipal le 28 décembre 2008 qui décide de ne pas maintenir Claude Alimi dans ses fonctions de premier adjoint. Ce dernier siégera dorénavant en tant qu' »indépendant ». Ainsi donc, c’est la deuxième fois que Claude Alimi se voit retirer son titre et sa délégation, les mêmes événements s’étant déroulés en 2006 sous la mandature de Mme Pardon (nous y reviendrons ci-dessous)…

Toutefois, Claude Alimi ne compte pas en rester là et décide de contester en référé cette décision devant le tribunal administratif de Toulon. Son référé sera rejeté (voir ici et ici) le 11 février 2009. Pourtant, cela ne le découragera pas puisqu’il poursuivra sa contestation sur le fond devant le même tribunal administratif de Toulon.

Ainsi, deux ans après les faits, le tribunal administratif de Toulon décidera à la surprise générale en décembre 2010 d’annuler la décision du conseil municipal de décembre 2008 qui avait retiré le titre de premier adjoint à Claude Alimi. Une annulation pour des questions de forme et non de fond. C’est donc par la justice que Claude Alimi retrouvera temporairement son titre de Premier Adjoint au Maire et sa délégation. Toutefois, sa victoire ne sera que de courte durée, puisque Claude Alimi sera à nouveau désavoué par ses pairs lors d’un nouveau Conseil Municipal qui se tiendra quelques jours plus tard le 30 décembre 2010. Il se verra ainsi retirer pour la seconde fois en deux ans (et la troisième fois depuis 2006) son titre et sa délégation (voir ici).

En parallèle, le maire Jean-Claude Richard décidera de faire appel de la décision du tribunal administratif de Toulon de décembre 2010 et c’est cet appel dont le jugement a été rendu le 31 janvier 2013 soit plus de 4 ans après les faits. Ainsi donc la cour administrative d’appel de Marseille a annulé le 31 janvier 2013 le jugement du Tribunal de Toulon de décembre 2010 et a confirmé la légalité de la procédure de retrait de délégation et de titre de Premier Adjoint à l’encontre de Claude Alimi de décembre 2008.

Durant tout ce temps, Claude Alimi n’aura de cesse de multiplier les procédures en justice en vue de bloquer l’administration de la commune et les décisions du maire (voir ici notamment). Ce dernier publiera d’ailleurs la liste des contentieux dont l’ex-premier adjoint est l’auteur (voir ici). Claude Alimi ira même plus loin en dénonçant à la préfecture, d’une façon ahurissante, de pseudo affaires d’urbanisme contre plusieurs de ses ex-collègues de la majorité (voir notre article ici), ce qui sera qualifié finalement de « délations » à caractère calomnieux…

Une histoire politique particulièrement troublée

C’est donc un nouvel épisode dans la « carrière » politique de Claude Alimi qui a débuté en 1995 au Beausset. Ainsi celui qui est qualifié par certains journalistes d’« obscur »  (voir ici) a une histoire politique particulièrement troublée.

Avant les épisodes de la fin 2008 (voir ici), comme nous l’avons rappelé plus haut, en 2006 déjà (élu sur la liste conduite par Josette Pons en 2001), Claude Alimi se verra retirer ses fonctions d’Adjoint au Commerce, au Tourisme et aux Festivités.  Le maire Sylviane Pardon (ayant succédé à J. Pons démissionnaire de son poste de maire suite à son élection comme députée en 2002) dut prendre cette décision «considérant la nécessité de la bonne marche de l’administration communale » (voir ici). Dans la foulée, c’est le conseil municipal qui le déchût de son titre d’adjoint au maire … Il entrera déjà alors dans une opposition fratricide… Ca vous rappelle quelque chose ?

En 2004 lors des élections régionales, il se présente en tant qu’UDF sur une liste unie UMP-UDF pour laquelle l’UDF aurait procédé à un « odieux chantage » (voir ici). L’année d’après en 2005, pour l’élection du Président de l’UDF du Var, «  l’obscur Claude Alimi  », «porte-parole des UDF anti-Bernhard » , crée une liste dissidente et s’oppose au maire et conseiller général de Sanary où «en coulisse, les coups bas se sont succédés» (voir ici)…

Outre sa profession de médecin au Beausset, Claude Alimi est également particulièrement impliqué dans plusieurs associations beaussétanes connues pour entretenir depuis des années des relations difficiles avec la mairie du Beausset telles que la MJC (dont il est devenu président en 2011 et dont l’association a connu entre 2005 et 2008 des déboires dans une affaire de détournement d’argent, voir ici, alors que lui-même était Trésorier Adjoint de l’association…), l’Office du Tourisme (présidée par Maryvonne Santucci connue pour ses liens étroits avec Claude Alimi) qui rivalise avec le Service Municipal du tourisme et dont sont membres ou soutiens d’autres opposants au maire – Georges Ferrero et Gabriel Tambon, le président de la CCSSB notamment, voir iciici et ici), l’association des Commerçants du Beausset (qui a supprimé la référence aux professions libérales de son appellation en janvier 2013 sous la nouvelle présidence de Marie Fenot) … Claude Alimi est également président de la branche varoise du mouvement politique République Solidaire, le parti de Dominique de Villepin.

Sans nul doute, Claude Alimi, dont la recherche de pouvoir est considérée par plusieurs observateurs comme dévorante, sera à nouveau candidat aux élections municipales de 2014. Toutefois, sa réputation troublée et son habitude des pratiques contestables paraissent peu favorables à sa victoire…

« La vraie politique est simplement le service du prochain ». Vaclav Havel

 

1 COMMENTAIRE sur “Claude Alimi: une histoire politique troublée

  1. Cet homme n’a aucune limite, on subit depuis des années ses manoeuvres, ses manipulations et ses coups bas permanents. Sa technique est de s’immiscer dans les associations pour s’en servir comme tremplin politique. Un exemple récent: il a utilisé fin 2012 un compte rendu d’une réunion de l’association des commerçants à propos de la rénovation de la place Charles de Gaulle en publiant un tract pour tenter de créer de la tension entre les commerçants et les beaussetans contre la mairie. L’association a du le rappeler à l’ordre…

    Depuis près de 20 ans il est connu pour tenter de discréditer tous ceux qu’il considère comme un rival ou un compétiteur. Il adresse des dossiers aux journalistes pour faire en sorte qu’ils publient un article discréditant tel ou tel sur la base de pseudo révélations notamment en matière d’urbanisme. Il manipule tout le monde, on l’a vu avec ses pseudos révélations récentes qui ont déclenchées des enquêtes de la Préfecture et dont on connait maintenant le résultat négatif. Il tente à chaque fois de passer pour le « chevalier blanc » du village. Les journalistes le connaissent comme le loup blanc et ne lui font plus confiance tant il a pu leur raconter des bobards…

    On sait très bien qu’il va se présenter aux municipales en 2014, comme il le fait à chaque élection depuis 1995. On sait très bien également que son arme favorite est le discrédit, on peut donc s’attendre à nouveau à de basses manoeuvres dans les prochains mois. Heureusement il y a l’effet boomerang: cela n’aura qu’un seul effet comme toujours, c’est de le voir perdre, et c’est tant mieux, car imaginons un temps soit peu un tel personnage à la tête d’une mairie…

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